Archives mensuelles : juillet 2019

Salanon complète son palmarès

Venu tester la Skoda Fabia de RS Racing Services basée dans le Nord à Ennevelin, David Salanon a pris le meilleur sur les animateurs du championnat de France de 2e division et s’est imposé à Saint-Pol/Ternoise.

La manche nordiste du championnat de France de 2e division a eu lieu fin juin en même temps que le rallye d’Ypres. Malgré la concurrence, le rallye du Ternois a fait le plein et les spectateurs nordistes ont eu deux épreuves à se mettre sous la dent le même week-end.

Le Ternois a attiré 107 concurrents en Moderne et 12 en Historique. Le plateau est rehaussé par la présence des animateurs du championnat de France : les Normands Eddie Lemaitre, actuel leader avec sa Skoda, et Stéphane Pustelnik, 2e avec sa DS3 WRC. Le Vosgien Thierry Chkondali et le Poitevin Nicolas Hernandez sont également présents, mais tous les regards sont fixés sur David Salanon. Le Stéphanois dont la Skoda est entretenue dans le Nord fait figure de grand favori et essaiera de faire oublier sa déconvenue des Routes du Nord où il était sorti au bout de 200 m de course.

Le Ternois 2019 est revenu à sa formule initiale avec un prologue de trois chronos le vendredi soir et 8 spéciales le samedi. Il fait très chaud en cette fin juin. Le parcours est rapide, mais étroit et bosselé, ce qui promet des rebondissements.

La première ES consiste en trois tours du circuit de Croix-en-Ternois.

David Salanon et Stéphane Pustelnik font jeu égal, avec 1s7 de bonus pour le Normand. L’écart restera très faible pendant la première partie du rallye. A l’issue de la première étape, Salanon possède seulement 9/10e d’avance sur son adversaire. Nicolas Hernandez, auteur d’un tout droit moteur calé, suit à une vingtaine de secondes. Il devance Eddie Lemaitre.

Sans surprise, le premier Nordiste est Victorien Heuninck avec sa vieille Mitsubishi Groupe A en 5e position avec 46s de retard le vendredi soir. Plus inattendue est la présence de Frédéric Roussel aux avant-postes. Le Mervillois pointe à la 7e place à 1mn05 avec sa DS3 R5. Vincent Christiann avec sa C3 R5 et Samuel Salaun sur la DS3 qu’il partage avec Laurent Bayard sont 9e et 11e, mais déjà trop loin pour prétendre se mêler à la course en tête.

Samedi matin, alors qu’on annonce une pointe de chaleur à 36°, David Salanon hausse le ton et se ménage un léger avantage sur Pustelnik. 15s d’avance à la mi-journée : l’écart n’est pas très important mais il est suffisant pour tenir son adversaire à distance. Pustelnik qui se contenterait bien de la 2e place dans l’optique du championnat.

Esseulé en 3e position, Nicolas Hernandez ronge son frein. Le temps perdu en début de course ne se rattrapera pas. Même chose pour Eddie Lemaitre, accroché à la 4e place. C’est moins bon pour Thierry Chkondali. Boite bloquée en 4 pendant deux spéciales, il chute au classement et se retrouve en 14e position avant que son assistance puisse réparer.

Avec sa vieille Mitsubishi, Heuninck est toujours 5e. Le Nordiste n’en bougera plus. Devant lui les animateurs du championnat se battent entre eux.

Les derniers chronos sont une formalité pour David Salanon qui gère sa petite avance. Le Stéphanois remporte le Ternois. C’est sa seconde victoire dans le Pas-de-Calais. En 2016, il avait gagné à Béthune.

Pustelnik est 2e et Hernandez 3e. En terminant 4e Eddie Lemaitre conserve la tête du championnat mais les écarts se resserrent.

Daniel Forès termine 1er des GT. Il a été prudent sur ce parcours où sa Porsche fait des pointes à 200 km/h, mais où les bosses et les fossés l’ont obligé à lever le pied.

Valéry Macron impose sa Mitsu Evo9 dans un groupe N de plus en plus réduit. En F2000 la catégorie la plus animée, Romain Wallon voit ses poursuivants disparaître les uns après les autres. Une véritable hécatombe : 14 abandons en F2-14.

La chaleur et la vitesse ne font pas toujours bon ménage. Plusieurs pilotes locaux l’ont appris à leur détriment. Les sorties de route de Thibaut Dauzet, Louis Myr et Kevin Coignard ont perturbé la fin de la course. La dernière faussant les résultats de plusieurs classes à cause d’un temps forfaitaire dans le dernier chrono.

Saluons toutefois la combattivité de Christophe Bricout qui échoue sur les talons du Picard Benoit Boulanger pour la victoire en R4 aux portes du Top Ten.

Saluons également la bagarre pour la classe R2 entre la Fiesta de Jean-Christophe Guibert et la C2 du local Julien Flahaut. A deux chronos de la fin, ils étaient à égalité. A l’arrivée, Flahaut est relégué à 8s à cause du temps forfaitaire.

Sébastien Lagache a eu plus de chance. En tête des FN2, il avait trop d’avance pour être rattrapé. Tout comme Corentin Deleval, avec sa 306 S16, qui s’impose en A7.

La 9e édition du rallye VHC présentait une curiosité qu’on devrait désormais croiser souvent : la présence de la Renault 11 Turbo de Sylvain Fouteret. Après des débuts poussifs à Epernay, la R11 a fait une cure de jouvence et son pilote a pu exprimer tout son talent.

En l’absence des habituelles Porsche, la R11 fait un festival sur les routes du Ternois. 9 temps scratch en 11 spéciales. Comme Salanon, Fouteret creuse un petit écart puis gère son avance. Second, Serge Biecq avec son Opel suit à une quarantaine de secondes. L’autre Opel Kadett celle d’Eric Defrance a cassé en cours de route. C’est la lourde BMW 323i de Marc Andrieux qui monte sur la 3e marche du podium juste devant la R5 Alpine de José Lévêque.